Sep 10 2014

Au SC Urmatt

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Michel Leclerc, président du SCU, reçoit Victor Bellaud, un journaliste des DNA

« À Urmatt, c’est notre philosophie, commence-t-il par expliquer. Sportivement, on a toujours un peu vécu dans l’ombre de nos voisins, Schirmeck, Wisches, Oberhaslach et Grendelbruch. Mais au niveau de l’ambiance, on est bien connu dans le secteur. »

Au regard des infrastructures – le terrain n’a rien à envier à certains de la CUS – difficile de croire que le SCU est un club en sursis. Et pourtant, avec 27 licenciés seniors pour une équipe en D2 pyramide B, les ouailles de Michel Leclerc sont sur la corde raide. La faute à une saison dernière calamiteuse. Le président raconte.

« On savait qu’on était un peu juste au niveau de l’effectif, mais on a tenté le coup. On a même fait venir un nouvel entraîneur pour bâtir quelque chose. Mais rapidement, on s’est aperçu que l’on avait fait une erreur de casting. »

Ainsi, une succession de désaccords entre le coach et les dirigeants entraînent l’équipe fanion, alors en D3, dans une profonde crise.

Au soir d’un match à Ottrott à la mi-octobre, l’entraîneur claque la porte. Il est aussitôt imité par certains joueurs. Le forfait général est inéluctable.

« J’ai essayé de positiver, de me dire que ce n’était pas la fin du monde (le club a connu une situation similaire il y a six ans avant de se refaire la cerise, ndlr) , mais j’avais mal au cœur. Il a alors fallu limiter la casse, sauver les meubles en quelque sorte », détaille Michel Leclerc.

« Remettre le navire à flot »
Sauver les meubles ? Cela veut dire trouver au plus vite une solution pour ceux qui restent.

« On se devait de proposer quelque chose aux joueurs qui nous sont restés fidèles. On a demandé et obtenu une dérogation auprès de la Ligue afin que l’équipe réserve, qui évolue en D2 B, puisse poursuivre la saison », explique le président.

En attendant des jours meilleurs, cette équipe réserve est devenue l’équipe fanion, tout en restant en pyramide B.

Depuis deux mois, elle est entraînée par Luc Hazemann, un ancien de la maison passé également par Mutzig, le club phare de la vallée.

Mais les dirigeants urmattois ne comptent pas en rester là et veulent au plus vite retrouver la pyramide A.

« Tout est sain dans notre club : les finances, l’ambiance, les relations avec la commune. On n’a même pas eu de départs massifs de joueurs à l’intersaison. Finalement, il n’y a que le niveau sportif qui pêche. On a besoin de 8-10 bons éléments pour remettre le navire à flot », résume Michel Voinson, le secrétaire du SCU.

Pour ce faire, Urmatt doit réapprendre à séduire. « Jusqu’à maintenant, on ne comptait que sur le bouche-à-oreille pour recruter. À présent, nous voulons lancer une politique de recrutement, aussi modeste soit-elle. Aujourd’hui, si tu ne vas pas chercher les joueurs, ils ne viennent plus à toi », glisse Michel Leclerc.

Pour éviter que les fantômes du passé ne resurgissent, ce dernier affiche une détermination sans faille. « On ne regarde que vers l’avant », clame-t-il.

Après tout, lorsque l’on habite dans la vallée, on sait comment gravir une montagne.

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