Une matinée bien maussade pour commémorer l’anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918, avec une pluie fine et du vent. Mais les fidèles étaient présents : les membres du Conseil Municipal, les corps constitués, gendarmes et militaires, sapeurs pompiers, les musiciens, et quelques Urmattois … Après une marche funèbre et l’allocution du maire, lecture du message de la secrétaire d’Etat auprès de la ministre aux Armées. Ce sont deux jeunes sapeurs pompiers qui déposent la gerbe avec le maire, moment de recueillement qui précède la sonnerie aux morts et la Marseillaise.

Enfin pour clôturer cette cérémonie, cinq jeunes pompiers reçoivent un diplôme, avant que tous les participants ne soient conviés au verre de l’amitié.

LIRE L'ALLOCUTION DU MAIRE

 En ce 11 novembre 2017, nous sommes une nouvelle fois réunis devant le Monument-aux-Morts de notre commune pour commémorer l’anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale. Le choix de la date du 11 novembre n’est pas un hasard : il s’agit d’un choix « français » puisque cette date tombe exactement sur celle de la fête traditionnelle du saint patron des Francs, St-Martin.  Le canon s’est  donc tû à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l’année 1918 sur le front au Nord-Est de l’Hexagone… et par conséquent dans toute l’Europe.

À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental. Ils retentissent après quatre ans de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et de blessés. À 16h, au Palais Bourbon, Clémenceau lit les conditions d’armistice. Il salue également Alsace et Lorraine tout en rendant hommage à la Nation.

Avec la disparition du dernier Poilu, Lazare Ponticelli, le 12 mars 2008, le sens de la commémoration tend à évoluer. Il ne s’agit pas de célébrer la victoire de 1918 mais plutôt la fin de la guerre et l’amorce du rapprochement européen.

Pour commémorer l’anniversaire de l’armistice de 1918, la journée du 11 novembre fut instituée par la loi du 24 octobre 1922 « journée nationale pour la commémoration de la Victoire et de la paix ». La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l’ensemble des morts pour la France. C’est donc la reconnaissance du pays tout entier à l’égard de l’ensemble des Morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s’exprime aujourd’hui, particulièrement envers les derniers d’entre eux, notamment en opérations extérieures.

Beaucoup d’entre-nous aujourd’hui ont eu la chance de ne connaître ni subir de guerre mondiale. Cela nous donne des responsabilités encore plus grandes à l’égard des générations qui, les unes après les autres, ont vu leurs rangs décimés sur les champs de bataille des guerres du 20ème siècle.

Le Maréchal Foch a sans aucun doute trouvé la juste formule, en affirmant que « Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ». Cette citation résume à elle-seule la raison et surtout la nécessité de notre présence ici aujourd’hui. Nous sommes ici pour conjurer le sort, pour que nous gardions en mémoire les guerres passées, car ainsi que l’a dit le Chancelier Konrad Adenauer : « l’histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées »

Vive la République, Vive la France

Catégories : Cérémonies

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