Journée de la Déportation

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Au début des années 1950, les anciens déportés et les famillles des déportés qui n’avaient pas survécu à la déportation ont exprimé le souhait de voir inscrite au calendrier des commémorations une célébration nationale destinée à préserver la mémoire de la déportation.
Ce besoin de préserver la mémoire de la déportation a été reconnu par la loi du 14 avril 1954, votée à l’unanimité par le Parlement, qui a consacré le dernier dimanche d’avril « Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation », au cours de laquelle la nation honore la mémoire de tous les déportés sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice.

Pour cette commémoration au Struthof dimanche 24 avril, Frédérique Neau-Dufour, directrice du CERD, a souhaité que les moments musicaux soient assurés par Martin Fassnacht et Sandra Schneider, accompagnés par les cuivres de Clément, Baptiste et Gabriel Ludwig, Lilian Stauder, encadrés par Serge Schneider. Deux chants furent interprétés : le Chant des Partisans et le Chant des Marais. 

Cette cérémonie du souvenir a été marquée par le message de l’Association des Déportés, lu par François Amoudruz, résistant déporté, âgé de 90 ans, vice-président national de la Fondation pour la mémoire de la Déportation. Il avait à ses côtés Hubert France, comme lui résistant déporté, qui a eu la totalité de sa famille internée.

La cérémonie fut suivie du vernissage de l’exposition « Qu’y a-t-il de plus triste qu’un train ? » Ce sont les regards de quatre artistes européens, peintre, photographe, vidéaste sur la déportation et sa mémoire. « La réalité reste à percevoir entre les images. Il faut fermer les yeux pour essayer de voir ce que l’esprit se refuse à imaginer » a souligné Frédérique Neau-Dufour.

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