La course à pied pour Nicole Fassnacht, c’est vraiment une passion. Dans son sous-sol trônent quelques coupes prouvant sa détermination et son succès et qui font la fierté de ses petites filles. Sur son étagère grossit à vue d’œil un dossier fait de coupures de journaux et de dossards et dans son armoire se présentent sous toutes les couleurs des t-shirts des courses officielles. Mais le plus impressionnant se trouve sur son calendrier.

L’urmattoise ne se définit pas comme sportive à la base. Elle a commencé la course à l’âge de trente ans. « J’étais alors mère au foyer, explique-t-elle, et il y avait vraiment très peu de femmes qui courraient à cette époque. On me faisait quelques remarques. J’ai commencé progressivement… 2 kilomètres, puis 3, puis 5… Je découvrais la forêt près de chez moi, et j’avais peur de m’y perdre ».

Nicole Fassnacht s’est inscrite à sa première course dix ans plus tard, proche de la quarantaine, c’était pour un dix kilomètres sur Strasbourg. Peu après, elle a un déclic en lisant « Du jogging au marathon » prêté par une nièce et décide qu’un jour elle en courra un. C’est à l’âge de 54 ans qu’elle réalisera son rêve en courant le marathon du vignoble de Molsheim. « Pour ce premier marathon, je courrais 26 kilomètres tous les samedis pendants trois mois. J’allais jusqu’à Still et je revenais par Oberhaslach », confie-t-elle.

Nicole a couru quatre marathons en tout, effectuant même un podium à celui de Molsheim en 2007 et dont le dernier fut à Berlin pour ses 61 ans, sous une pluie battante. Depuis, elle participe à six ou sept courses officielles par an dans le secteur, des semi-marathons pour la plupart. Nicole Fassnacht court actuellement en catégorie « vétéran 3 » mais passera l’année prochaine en « vétéran 4 ». Son objectif est de poursuivre les semi-marathons le plus longtemps possible.

Elle aime s’entraîner essentiellement en forêt, courir seule, écouter les oiseaux et voir quelques animaux cachés dans les bois. Des souvenirs de jogging, elle en a des tonnes. « Mon plus beau souvenir est d’avoir un jour trouvé deux chatons à l’endroit appelé Banc de la solitude, chatons, que j’ai ensuite adoptés ».

(D’après DNA-LH le19.08.2018)

Catégories : Les Gens

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