Le succès de la piste intercommunale de pumptrack va grandissant. On y vient de fort loin, et les amateurs sont de tous âges. Les DNA, sous la plume de David Geiss, présentent un reportage confirmant l’attrait de cet équipement encore rare dans la région, voire même unique de par ses dimensions.

Maintenant que le succès est là, il devient nécessaire d’engager une réflexion pour en organiser la fréquentation en toute sécurité.

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Prise de son dimanche matin au nouveau pump track de Muhlbach qui ce jour-là est pris d’assaut par toutes sortes d’usagers. Un espace de loisirs pour tous les goûts et toutes les roues.

« On est vraiment sur l’inertie. Un coup de vent et tu t’envoles. Un coup de pédale et ça repart. » Christophe est de bon conseil. Cet adepte du Dirt, « un mix entre le BMX et le VTT », est venu seul mais dispense volontiers son savoir-faire aux plus jeunes adeptes du pump track. Car tout est dans la technique du « pompage ». Une alternance de bosses et virages qu’il faut apprivoiser sans presque pédaler. Et la méthode vaut aussi pour les trottinettes, skates et longboard qui font fureur sur ce nouvel équipement inauguré il y a peu par les municipalités environnantes (Wisches-Hersbach, Lutzelhouse, Urmatt et Wisches).

Christophe vient de Gresswiller et compte bien s’en mettre plein les jambes. Quelques tours de cette piste de 315 m lui suffisent à trouver une bonne alternative au VTT en pleine nature dont la pratique est plutôt contraignante en hiver. Suffit de choisir son circuit, rouge ou bleu, selon le niveau.

« Un bon esprit et un sens du partage »

A côté du pump track le club house certifié « Muhlbach-sur-Bruche 1929 » rappelle qu’avant se trouvait ici un terrain de foot. Mais là changement de décor et nouvel esprit. « Les gens qui pratiquent ces sports sur roues ont un bon esprit, un sens du partage », remarque ce père de famille molsheimien qui vient ici avec son fils, pour la 5e fois. Pour preuve, on s’échange volontiers les vélos sur le pump track.

Un altruisme qui sied à cette famille venue de Barr pour goûter pour la première fois aux joies de l’endroit. « Généralement on va au bike park Stride à Strasbourg. C’est plus grand mais c’est payant », explique la maman. D’où l’idée de tester l’équipement de Muhlbach, et plutôt le matin car l’après-midi c’est visiblement noir de monde. De toute façon, en cas de forte affluence, certains passent volontiers leur tour. Par manque de souffle quelquefois mais aussi pour éviter les collisions. Le port du casque est obligatoire mais cela n’a pas empêché que dès le premier jour de l’ouverture du pump track, « un jeune est reparti en ambulance », explique Jean, virtuose du skateboard de Molsheim.

Un regret

Notre adepte du « street wear » touche à tout. Sur les hauteurs la neige commence à fondre. Son snowboard retourne donc au placard. Et avec les beaux jours il cède naturellement aux sirènes du pump track, belle source de sensations.

Un regret ? « Il n’y a pas d’éclairage le soir », reprend Jean, le chantre du Dirt. « Oui, mais ainsi ça évite qu’à la nuit tombée, l’endroit comme beaucoup de city stades soit mal fréquenté » rétorque un autre père de famille.

DNA-D. Geiss

 

 

Catégories : Sports-Loisirs

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