Table des matières

  1. Eglise Sainte-Croix
  2. L’orgue Stiehr-Mockers
  3. Le chemin des Croix
  4. Les chapelles

1- Eglise catholique de la Sainte-Croix

(sources : extraits du rapport de Michel RIFF, du 27 mai 2015)

L’église actuelle remplace l’ancienne église qui était implantée au milieu du Jardin des Souvenirs devenue trop petite et surtout vétuste.  Elle a été inaugurée le 29/10/1865 par Monseigneur Raes, évêque de Strasbourg. Elle a été réalisée, après plusieurs années de longues négociations, selon les plans de l’architecte Alexandre Matuzynski sous le contrôle de M. Morin, architecte départemental C’est une œuvre qui répond à la définition du moyen programme du Néo-Gothique.

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Selon Théodore Rieger nous sommes en présence de plusieurs éléments du moyen programme du Néo-Gothique comme les bas-côtés, les colonnes et le  troforium intermédiaire. Au clocher semi-engagé de la façade à trois portails succède la longue nef de six travées que les fenêtres hautes englobent dans leur partie inférieure une sorte de triforium aveugle. Le chœur polygonal continue la maîtresse nef dans toute sa longueur. Les proportions harmonieuses de l’ensemble, sans élancement excessif, évoquent le gothique alsacien du XIIème siècle

Les vitraux du centre sont d’origine. Les sujets historiques représentés pour la croisée du milieu dédiée à la Sainte Croix sont : la Vierge, saint André, saint François d’assise et l’impératrice sainte Hélène. Les deux baies latérales avec ornementation de style XIIIème contiennent dans les 4 compartiments : saint Ulrich saint Léon, saint Florent et saint Joseph. Les autres vitraux, plus modernes,  datent de la restauration de 1954.

L’église est dotée d’un orgue, construit en 1865 par la maison Stiehr-Mockers. C’est un bel instrument dont la traction mécanique a été restaurée en 1974.

L’église trouvera son aspect actuel après une profonde rénovation en 1954 sous le curé Steinmetz.  En 1995 sera réalisée la réfection des peintures intérieures.

En 1990 dans le cadre de la réfection du centre du village, la place a été réaménagée et un parvis a été créé. D’autres travaux parfois importants ont été entrepris comme la réfection de l’orgue, la réfection du clocher en 1992, rénovation de la façade ouest, travaux de réfection des vitraux, la réfection de l’attache et de l’anse de la grande cloche en 2002, la nouvelle illumination intérieure fin 2005

Si l’on se tient devant l’église, à l’entrée droite, dite entrée des garçons, on peut voir l’heure sur un cadran solaire. C’est également à proximité de cette entrée que se trouve le cartouche d’indication de l’altitude.

La fête patronale de la paroisse se fête en date du 14 septembre lors de l’Exaltation de la Sainte-Croix ou Croix Glorieuse. La paroisse d’Urmatt avec les paroisses de Heiligenberg, Niederhaslach et Oberhaslach a célébré le dimanche 2 décembre 2007 la reconnaissance officielle de la Communauté de Paroisses Bruche-Hasel sous le patronage de Saint Florent et en présence de Monseigneur Jean-Pierre Grallet, archevêque du diocèse de Strasbourg.

(Marie-Odette Mindel-Schneider)

L’église possède un clocher de façade semi-engagé construit en 1865. La façade comporte trois portails. Sur le tympan du portail principal, le Christ bénissant dans une mandorle, entouré du tétramorphe, fut réalisé par le sculpteur Eugène Dock de Strasbourg. Les trois niveaux supérieurs comportent tous des ouvertures ogivales fermées par des abat-son sur trois des quatre côtés pour les niveaux 2 et 3 et sur les quatre côtés pour le dernier niveau. Au dernier niveau, les ouvertures ogivales sont doublées et surmontées d’un cadran d’horloge. Carré à la base, le clocher devient octogonal au niveau de la chambre des cloches. Le clocher se termine par une flèche à huit pans recouverte d’ardoises et surmontée d’une croix stylisée et d’un coq doré.

ACCES AU CLOCHER

L’accès à la chambre des cloches se fait en quatre temps : d’abord un escalier hélicoïdal en bois situé sous la tribune de l’orgue et qui conduit à la tribune d’orgue, puis par une petite échelle en bois située derrière l’orgue, qui donne l’accès à une petite rampe située entre les tuyaux de l’orgue et qui conduit au premier niveau du clocher, puis par deux échelles en bois, enfin une échelle une échelle métallique (remplaçant une ancienne échelle en bois encore présente dans le clocher), qui conduit à la chambre des cloches.

TABLEAU DE COMMANDE DES CLOCHES

Outre les interrupteurs se trouvant au niveau de la chambre des cloches, l’église possède deux tableaux de commande des cloches, situées tous deux dans la sacristie à droite du chœur :

  • une horloge-mère de programmation, qui n’est utilisée que pour la programmation de l’angélus,
  • un tableau de commande électrique général avec un plan de l’église pour l’allumage des différentes éclairages ; au bas de ce tableau, quatre boutons permettent d’actionner les cloches, à l’aide de deux interrupteurs de durée « + » (correspondant à 7 minutes de sonnerie) et « – »  (correspondant à trois minutes de sonnerie) ; un dernier bouton « ARRET » permet d’arrêter la sonnerie à tout moment, si nécessaire.

ORDONNANCE DE SONNERIES

Voici l’ordonnance de sonnerie, telle que communiquée par Madame Arbogast :

  • Angélus (sonnerie automatique) : Cloche 2 trois fois par jour pendant deux minutes.
  • Offices de semaine : cloches 2+3 pendant environ 3 minutes.
  • Messe dominicale (soit messe anticipée du samedi soir, soit messe du dimanche) : plenum des 4 cloches.
  • Mariages : plenum des quatre cloches.
  • Baptêmes : avant la cérémonie (si celle-ci ne suit pas une messe), au moment du baptême et à la sortie : cloches 3+4.
  • Le glas : pour annoncer le décès d’un homme : la cloche 1 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches, pour annoncer le décès d’une femme : la cloche 2 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches, pour annoncer le décès d’un enfant : la cloche 3 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches. Obsèques : plenum des 4 cloches.

    DESCRIPTION DU BEFFROI

    Les quatre cloches sont suspendues dans un beffroi métallique à deux voies d’apparence récente.

    • Les cloches 1 et 2 sont suspendues dans l’une des voies
    • Les cloches 3 et 4 sont suspendues dans l’autre voie.

    ©Michel Riff, 27/5/201

    2- L’orgue Stiehr-Mockers 1865

    Michel Stiehr (1750-1829) est le “pater familias”. Les Stiehr, alliés aux Mockers (avec, en premier, Xavier Mockers (1780-1861) fondèrent plusieurs entreprises de facture d’orgues : celle de Michel et de ses fils Joseph, Ferdinand et Xavier, puis en 1860 Stiehr-Mockers, et la maison Stiehr Frères. Période d’activité en Alsace : 1769 à 1926.

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    Cet orgue, construit par la Maison STIEHR-MOCKERS en 1865, présente la particularité d’avoir un Positif “supérieur”, placé en hauteur. En cela, il est l’héritier des orgues Stiehr de Kintzheim (1846), Bischoffsheim (1848), Rosheim, St-Etienne (1860), et Schirmeck (1863). On retrouvera aussi une telle disposition à Heiligenberg (1869)

    Bien sûr, la Maison Stiehr n’était pas la seule à recourir à cette architecture, très adaptée lorsqu’une grande hauteur est disponible, et qui permet une grande liberté dans le dessin du Buffet : Joseph CALLNET à Solliès-Pont (Var) en 1846 et à l’église luthérienne de Ste-Marie-aux-Mines en 1848. Valentin RINKENBACH aussi, à Wittersdorf en 1840 et Wittisheim en 1846.

    L’orgue actuel n’est pas le premier Stiehr d’Urmatt. Dès 1827, Joseph Stiehr rédigea un devis pour un instrument de 12 Jeux. Livré en 1829, cet instrument se trouve aujourd’hui à Birkenwald, où il a été déménagé en 1866 par Xavier Stiehr. Pour la nouvelle église d’Urmatt (inaugurée en Octobre 1865), il fallait un orgue neuf de taille adaptée : l’affaire fut conclue avec Stiehr dès le 09/08/1863. Malheureusement, l’orgue a été pneumatisé en 1903 par Edmond-Alexandre ROETHINGER. Les tuyaux de façade ont été réquisitionnés en Avril 1917. En 1927, Roethinger installa une soufflerie électrique. En 1930, 1934 et 1938, Franz KRIESS fit des réparations (et modifications à la traction). En 1949, Roethinger électrifia l’instrument, et plaça une Console indépendante (et y aposa sa plaque).

    En 1974, la traction mécanique a été restaurée, par Jean-Georges KOENIG, et la Composition a retrouvé sa cohérence perdue.

    Mécanique : Suspendue (Koenig, 1974). Console en fenêtre neuve. Sommiers à Gravures. 
    Il y a un Tremblant.
    Sources : P. MEYER-SIAT, “Stiehr-Mockers”, AEA XX (1972-73) et M. BARTH, “Elsass, ‘Das Land der Orgeln’ im 19. Jahrhundert”, AEA XV (1965-66)

    (http://decouverte.orgue.free.fr/orgues/urmatt.htm

    3- Le chemin des Croix

    Le chemin des croix permet de découvrir quelques calvaires dont les plus anciens remontent à l’époque de la Révolution. Parcours de 9 km sur les communes d’Urmatt, Niederhaslach et Oberhaslach.

    Les croix d’Urmatt 

    • CROIX N°8 – Crucifix Reibel de 1832. Situé sur le chemin des pèlerins, emprunté spécialement par les habitants de Muhlbach tous les lundis de Pentecôte pour se rendre à la chapelle St Florent d’Oberhaslach
    • CROIX N°9 – Crucifix de 1824 dans la propriété du 19 rue de la Hoube. Le haut a été rénové.
    • CROIX N°10 – Crucifix de Martin Reibel fils, devant la chapelle Siat, angle rue du Gal de Gaulle et rue de la Chapelle. Seule croix de Reibel en forme de tronc d’arbre.
    • CROIX N°11 – Crucifix de 1773 restauré en 1969. Les recherches effectuées ont permis d’identifier les initiales gravées : AS-OM Antoine Siat/Odile Metzger, JAW-ELD Jacob Walentin/Elisabeth Dantzer.
    • CROIX N°12 – Devant la grotte. Crucifix de 1869 qui se trouvait dans l’ancien cimetière à l’endroit même du choeur de l’ancienne église, actuellement Jardin du Souvenir. Endommagé par une tempête il fut rénové en 1989 par le sculpteur Keller de Molsheim.
    • CROIX N°13 – Rue St Jean. Crucifix rénové en 1929 par les époux J. Becht et S. Schmitt. On y distingue un agneau couché sur une croix, son sang coule dans un calice où s’abreuve une colombe et en dessous un pélican nourrissant ses petits dans son nid.

    Voir le circuit des croix

    4- Les chapelles

    Chapelle dite “Chapelle Siat”

    A l’angle de la rue du Général de Gaulle et de la rue de la Chapelle se dresse une chapelle dite “Chapelle Siat”. Elle a été érigée en 1828 et était propriété de la famille SIAT jusqu’en 2010. Elle appartient aujourd’hui à la Fraternité Sacerdotale saint Pie X et fait partie du “Prieuré saint Florent”.

    La chapelle est dédiée à la Vierge Douloureuse. Le clocheton octogonal abrite une cloche de 50 kg coulée en 1862 par Ludwig Edel. Devant la chapelle une croix sculptée datée de 1868 réalisée par le sculpteur local Martin Rebel commanditée par la famille Siat ainsi qu’une belle fontaine en grès.

    Chapelle du Mullerhof

    La Chapelle privée dans l’enceinte du complexe du Mullerhof sur le ban de Muhlbach mais proche d’Urmatt fait partie du petit-programme du Néo-Gothique. C’est une chapelle funéraire privée de la famille MULLER/MONNIER édifiée en 1858 à la demande de Jean-Baptiste MULLER en complément de son château. Pour y accéder il faut l’autorisation. Elle est inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques.

    Le portail sculpté est surmonté d’un tympan où figure la Résurrection des morts. Le maître-verrier Baptiste PETIT-GERARD (1811-1871) a signé la magnifique rose à colonnette en 1864. A qui faut-il attribuer cette œuvre raffinée ? Faute de documents des spécialistes ne veulent pas exclure la main  de Viollet-le-Duc lui même.

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