Eglise catholique de la Sainte-Croix

(sources : extraits du rapport de Michel RIFF, du 27 mai 2015)

Cette église fut construite de 1863 à 1865 en style néo-gothique selon les plans de l’architecte Alexandre Matuzynski et consacrée le 29/10/1865 par Monseigneur Raes, évêque de Strasbourg. L’église comporte une longue nef de six travées et un chœur polygonal. Dans la partie inférieure des fenêtres hautes se trouve une sorte de triforium aveugle. A part les vitraux de la nef, qui sont modernes et qui reproduisent le texte du Credo en latin, l’église a gardé l’essentiel de son mobilier néo-gothique d’origine. La chaire fut réalisée vers 1865 par Eduard-Carl Eckert, de Fribourg-en-Brisgau; pour accélérer l’achèvement des travaux, Alphonse Klem de Colmar exécuta l’escalier. Le chemin de croix fut réalisé en 1897 par la maison Louis Beau et Louis Chovet de Paris. Les orgues Stiehr-Mockers datent de 1865 et furent modifiés par Roethinger en 1903, 1927 et 1949.

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L’église possède un clocher de façade semi-engagé construit en 1865. La façade comporte trois portails. Sur le tympan du portail principal, le Christ bénissant dans une mandorle, entouré du tétramorphe, fut réalisé par le sculpteur Eugène Dock de Strasbourg. Les trois niveaux supérieurs comportent tous des ouvertures ogivales fermées par des abat-son sur trois des quatre côtés pour les niveaux 2 et 3 et sur les quatre côtés pour le dernier niveau. Au dernier niveau, les ouvertures ogivales sont doublées et surmontées d’un cadran d’horloge. Carré à la base, le clocher devient octogonal au niveau de la chambre des cloches. Le clocher se termine par une flèche à huit pans recouverte d’ardoises et surmontée d’une croix stylisée et d’un coq doré.

ACCES AU CLOCHER

L’accès à la chambre des cloches se fait en quatre temps : d’abord un escalier hélicoïdal en bois situé sous la tribune de l’orgue et qui conduit à la tribune d’orgue, puis par une petite échelle en bois située derrière l’orgue, qui donne l’accès à une petite rampe située entre les tuyaux de l’orgue et qui conduit au premier niveau du clocher, puis par deux échelles en bois, enfin une échelle une échelle métallique (remplaçant une ancienne échelle en bois encore présente dans le clocher), qui conduit à la chambre des cloches.

TABLEAU DE COMMANDE DES CLOCHES

Outre les interrupteurs se trouvant au niveau de la chambre des cloches, l’église possède deux tableaux de commande des cloches, situées tous deux dans la sacristie à droite du chœur :

  • une horloge-mère de programmation, qui n’est utilisée que pour la programmation de l’angélus,
  • un tableau de commande électrique général avec un plan de l’église pour l’allumage des différentes éclairages ; au bas de ce tableau, quatre boutons permettent d’actionner les cloches, à l’aide de deux interrupteurs de durée « + » (correspondant à 7 minutes de sonnerie) et « – »  (correspondant à trois minutes de sonnerie) ; un dernier bouton « ARRET » permet d’arrêter la sonnerie à tout moment, si nécessaire.

ORDONNANCE DE SONNERIES

Voici l’ordonnance de sonnerie, telle que communiquée par Madame Arbogast :

  • Angélus (sonnerie automatique) : Cloche 2 trois fois par jour pendant deux minutes.
  • Offices de semaine : cloches 2+3 pendant environ 3 minutes.
  • Messe dominicale (soit messe anticipée du samedi soir, soit messe du dimanche) : plenum des 4 cloches.
  • Mariages : plenum des quatre cloches.
  • Baptêmes : avant la cérémonie (si celle-ci ne suit pas une messe), au moment du baptême et à la sortie : cloches 3+4.
  • Le glas : pour annoncer le décès d’un homme : la cloche 1 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches, pour annoncer le décès d’une femme : la cloche 2 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches, pour annoncer le décès d’un enfant : la cloche 3 seule pendant 1mn, puis le plenum des 4 cloches. Obsèques : plenum des 4 cloches.

    DESCRIPTION DU BEFFROI

    Les quatre cloches sont suspendues dans un beffroi métallique à deux voies d’apparence récente.

    • Les cloches 1 et 2 sont suspendues dans l’une des voies
    • Les cloches 3 et 4 sont suspendues dans l’autre voie.

    ©Michel Riff, 27/5/201

    Le chemin des croix

    Le chemin des croix permet de découvrir quelques calvaires dont les plus anciens remontent à l’époque de la Révolution. Parcours de 9 km sur les communes d’Urmatt, Niederhaslach et Oberhaslach.

    Les croix d’Urmatt 

    • CROIX N°8 – Crucifix Reibel de 1832. Situé sur le chemin des pèlerins, emprunté spécialement par les habitants de Muhlbach tous les lundis de Pentecôte pour se rendre à la chapelle St Florent d’Oberhaslach
    • CROIX N°9 – Crucifix de 1824 dans la propriété du 19 rue de la Hoube. Le haut a été rénové.
    • CROIX N°10 – Crucifix de Martin Reibel fils, devant la chapelle Siat, angle rue du Gal de Gaulle et rue de la Chapelle. Seule croix de Reibel en forme de tronc d’arbre.
    • CROIX N°11 – Crucifix de 1773 restauré en 1969. Les recherches effectuées ont permis d’identifier les initiales gravées : AS-OM Antoine Siat/Odile Metzger, JAW-ELD Jacob Walentin/Elisabeth Dantzer.
    • CROIX N°12 – Devant la grotte. Crucifix de 1869 qui se trouvait dans l’ancien cimetière à l’endroit même du choeur de l’ancienne église, actuellement Jardin du Souvenir. Endommagé par une tempête il fut rénové en 1989 par le sculpteur Keller de Molsheim.
    • CROIX N°13 – Rue St Jean. Crucifix rénové en 1929 par les époux J. Becht et S. Schmitt. On y distingue un agneau couché sur une croix, son sang coule dans un calice où s’abreuve une colombe et en dessous un pélican nourrissant ses petits dans son nid.
    Voir le circuit des croix

     

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