Aujourd’hui, 28 octobre 2017, les DNA font paraître un grand article concernant la ligne TER Strasbourg-Mosheim-Saâles-Saint Dié, dans lequel il est aussi question de la gare d’Urmatt. 

Depuis bientôt deux ans, la municipalité travaille avec la Région Grand’Est et la SNCF, en vue de réaménager les abords de la gare et de créer de nouveaux parkings, ainsi que la mise en sécurité des quais et de la desserte des bus. Ce projet bien établi a été retardé par le refus de participation financière des communes voisines, pourtant utilisatrices régulières de la gare d’Urmatt. Toutefois, la Région subventionne 60 % du montant du projet, et la SNCF a pris à sa charge la démolition des deux bâtiments annexes. Au final, Urmatt devra financer environ 190 000 €, hors autres aides éventuelles.

L’article, fait suite à la réunion du COREST (Comité régional des services de transport) qui s’est tenue à Barr, animée par David Valence, maire de Saint Dié et responsable de la commission Transports de la Région Grand’Est, et de Marie-Reine Fischer, conseillère régionale.

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Les conseillers régionaux Marie-Reine Fischer (maire de Dinsheim-sur-Bruche) et David Valence (maire de Saint-Dié-des-Vosges et à la tête de la commission Transports du Grand Est) coprésidaient cette instance de concertation.

Pour commencer, ont été rappelés la politique d’harmonisation des transports à l’œuvre dans la nouvelle grande région, les efforts tarifaires vis-à-vis des jeunes à travers les abonnements (malgré en 2017 une hausse de 2,5 % du prix du billet) ou encore la récupération par la Région de la compétence transport interurbain et scolaire.

« Il a fallu se battre pour que la ligne soit inscrite comme prioritaire »

Parmi les autres points centraux évoqués lors de cette soirée figurait le sauvetage, désormais assuré, de la liaison ferroviaire jusqu’à Saint-Dié. « L’an dernier, nous étions très inquiets », a rappelé Alain Ferry, président du comité de ligne. L’ancien député est au contraire aujourd’hui soulagé que les travaux prévus dès 2018 entre Saâles et Saint-Dié confortent l’avenir de cette portion. Il a remercié l’association Bruche Piémont Rail pour son engagement et insisté sur « les gros efforts de la Région Alsace d’abord, et Grand Est ensuite », dans cette décision.

Concrètement, un renouvellement de traverses et de rails est prévu. Le gros morceau étant la réfection et l’étanchéification du tunnel de Colroy-Lubine (88). David Valence a cité un coût global de 18,4 millions d’euros, avec 85 % de financement du Grand Est. « On se substitue même à l’Etat puisque sur ces 15,6 millions, il y en a 3,5 qu’on met à sa place ».

Cela traduit la politique « très volontariste » de la Région et de son ancien président Philippe Richert sur ce dossier, a-t-il ajouté. « Il a fallu se battre pour que la ligne soit inscrite comme prioritaire dans la revoyure du contrat de plan Etat/Région ». David Valence a toutefois précisé que l’« on n’est pas au bout des investissements qu’il faudra faire sur cette ligne Strasbourg-Saint-Dié ». Même si un grand pas aura déjà été accompli.

D’autant que d’autres aménagements sont aussi dans les tuyaux en 2018 plus bas dans la vallée : le renforcement d’un mur de soutènement à Fouday et la rénovation d’un pont-rail sur la Magel à Heiligenberg. Sans parler de la création de pôles d’échange multimodal à l’étude pour deux gares : Urmatt (495 000 €) et Rothau ( 1,16 million d’euros). Dans cette dernière seraient prévus du stationnement vélo, un arrêt routier et un dépose-minute. Il est vrai que le terrain qui y fait office de parking est truffé de nids-de-poule et n’a pas d’éclairage, comme l’avait soulevé une usagère.

Parking en ouvrage à Molsheim

L’autre gros chantier en cours, c’est la suppression du passage à niveau n°20 à Molsheim, avec création d’une dénivellation routière sous les voies : un projet à 25,3 millions d’euros cofinancé par le Grand Est, le Département et la Ville.

Ce n’est pas le seul changement planifié dans la cité Bugatti où un parking en ouvrage devrait voir le jour à la gare, doublé de la rénovation du parvis du bâtiment (chiffrage à 5 millions d’euros). Ce point a d’ailleurs interrogé certains dans la salle. Surtout quant à la capacité de Molsheim, dont le rôle nodal sera renforcé, à absorber les véhicules des voyageurs des nombreuses communes à la ronde (y compris certaines dotées d’une gare). « Ce n’est pas parce qu’on va faire du parking à Molsheim qu’on ne va pas étudier les solutions de rabattement », a voulu rassurer Sylvie Teterycz, chargée de mission à la direction Transports de la Région Grand Est – et adjointe au maire de Molsheim.

Parmi les autres remarques émises, celle de mieux coordonner les bus du Réseau 67 (également sous compétence de la Région) avec les horaires des trains, le problème des vélos dans les rames ou encore le manque de capacité des TER aux heures de pointe ont été soulevés.

Au chapitre du transport sur route, à noter que le départ du dernier bus de Strasbourg sera décalé à 22 h 25 (au lieu de 22 h), afin de relever les passagers du dernier TGV. « On travaille sur une nouvelle desserte semaine et week-end pour le service annuel 2019-2020, après les travaux entre Saâles et Saint-Dié et entre Barr et Sélestat », a encore signalé Sylvie Teterycz.

En fin de réunion, un représentant de l’association Astus (utilisateurs des transports urbains de l’agglomération strasbourgeoise) a remis à David Valence une pétition « qui recueilli plus de mille signatures », pour réclamer « une vraie desserte TER vers Strasbourg et les vallées », surtout le week-end. Une demande dont ont pris note les représentants de la Région et de la SNCF présents. À voir maintenant dans quelle mesure il sera possible d’y répondre, en pratique, comme aux autres doléances.

DNA-O.Terrenère du 28/10/2017


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