11nov2016

La cérémonie au Monument aux Morts.

Un temps maussade, légèrement pluvieux a quelque peu perturbé la commémoration de ce 11 novembre 2016. Toutefois, le public était même plus nombreux que lors des éditions précédentes, et les musiciens de Concordia, stoïques ont assuré leur partie sous les parapluies. Le dépôt de gerbe, avec deux ados de la commission jeunes, a précédé la sonnerie aux Morts, puis la Marseillaise. Après lecture du message du secrétaire d’Etat chargé des Ancien Combattants, Jean-Marc Todeschini, et une dernière marche jouée par Concordia, tous les Urmatttois se sont retrouvés en Mairie pour féliciter les lauréats du concours des Maisons Fleuries, les jeunes diplômés et les nouveaux habitants. Puis ce fut le moment de distinguer Marie-Andrée Siat, et de lui remettre la médaille d’honneur vermeil Régionale, Départementale et Communale, récompensant 30 années de service.

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DISCOURS DU MAIRE

En ce 11 novembre 2016, nous sommes une nouvelle fois réunis devant le Monument-aux-Morts de notre commune pour commémorer l’anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale.

Le 11 novembre c’est la signature d’un traité historique, l’Armistice de 1918 entre les forces alliées et l’Allemagne à Rethondes. Ce jour symbolise donc la paix, à travers la fin de la Première guerre mondiale.

À partir de 11 heures du matin le 11 novembre 1918, volées de cloches et sonneries de clairon annoncent la fin des combats sur le front occidental, après quatre années de guerre qui ont laissé une France exsangue et 1 500 000 victimes, jeunes pour la plupart. Au total, la Grande Guerre a fait plus de 8 millions de morts et 6 millions de mutilés.

Le 11 novembre 1920, la dépouille d’un soldat inconnu est inhumée sous l’Arc de Triomphe à Paris. Une loi du 24 octobre 1922 fait du 11 novembre un jour férié consacré à la commémoration de la victoire et de la Paix. Depuis, chaque année, le 11 novembre donne lieu à des cérémonies devant les monuments aux morts. Avec la disparition du dernier Poilu, Lazare Ponticelli, le 12 mars 2008, le sens de la commémoration tend à évoluer. Il ne s’agit pas de célébrer la victoire de 1918 mais plutôt la fin de la guerre et l’amorce du rapprochement européen. La loi du 28 février 2012 a fait du 11 novembre le jour anniversaire de l’armistice de 1918 mais aussi de la commémoration annuelle de la victoire et de la paix. Ce jour là, il est rendu hommage à tous les morts pour la France.

Beaucoup d’entre-nous aujourd’hui ont eu la chance de ne connaître ni subir de guerre mondiale. Cela nous donne des responsabilités encore plus grandes à l’égard des générations qui, les unes après les autres, ont vu leurs rangs décimés sur les champs de bataille des guerres du 20ème siècle.

Comme le disait Jean Jaurès, « maintenir la tradition, c’est garder la flamme, non les cendres ». Nous devons travailler ensemble pour garder la Flamme et pour que le « plus jamais ça » puisse avoir un sens partagé et approprié par tous.

Mais voici maintenant que la France, comme de nombreux autres pays, est engagée sur son territoire dans une guerre qui ignore délibérément tous les principes humanitaires pour s’attaquer aux êtres sans défense. Elle n’est pas seule dans ce combat, mais elle ne peut compter sur d’autres pour faire régner la paix sur son sol.

Face à la montée des intolérances, et à la menace terroriste, les défis sont absolument majeurs et nous devons, au-delà des clivages politiques traditionnels, mettre toutes nos forces pour combattre la haine de l’autre.

Je voudrais citer un court extrait du poème de l’écrivain italien Primo Lévi, placé en exergue de son ouvrage intitulé Si c’est un homme, publié au sortir de la guerre dans l’indifférence générale. Alors que beaucoup voulaient oublier et tourner la page, il fut l’un des premiers, à vouloir entretenir par son témoignage le drame vécu par tant d’êtres humains.

Voici les premiers vers :

     Vous qui vivez en toute quiétude

     Bien au chaud dans vos maisons,

     Vous qui trouvez le soir en rentrant

     La table mise et des visages amis,

     Considérez si c’est un homme

     Que celui qui peine dans la boue,

     Qui ne connaît pas de repos,

     Qui se bat pour un quignon de pain,

     Qui meurt pour un oui pour un non.

     Considérez si c’est une femme

     Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

     Et jusqu’à la force de se souvenir,

     Les yeux vides et le sein froid

     Comme une grenouille en hiver.

     N’oubliez pas que cela fut,

     Non, ne l’oubliez pas :

     Gravez ces mots dans votre cœur.

     Pensez-y chez vous, dans la rue,

     En vous couchant, en vous levant ;

     Répétez-les à vos enfants.

Nous devons prendre garde que les années passant le souvenir ne s’efface de nos mémoires, celui des épreuves vécues par les générations qui nous ont précédé.

Vive la République, vive la France.

Catégories : AssociationsCérémonies

1 commentaire

Marie-Odette · 11 novembre 2016 à 18 h 12 min

Je viens de voir que Marie-Andrée a été distinguée avec la médaille vermeil. Je la félicite du fond du coeur et ce très très sincèrement . Elle a toujours été une fille formidable et une secrétaire avisée. Elle maitrise avec brio son poste à l’accueil de notre mairie. Bravo !
La médaille pour 30 années de service …. mais où donc a passé le temps ??? C’était hier ….
Encore toutes mes félicitations et aussi mes remerciements pour tout ce qu’elle a fait et fera encore pour Urmatt et ses habitants.
Marie-Odette

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