La chasse à Urmatt

En Alsace-Moselle, le droit de chasse appartient au propriétaire foncier. Ce droit est administré par la commune, au nom et pour le compte des propriétaires.

Les pouvoirs du maire en matière de chasse sont très sérieusement encadrés par ceux du préfet. En pratique, ils ne résultent que de l’application au cas particulier de la destruction des animaux nuisibles, ainsi que ceux que lui consent le préfet par délégation, et des pouvoirs de police lui imposant d’assurer la sécurité et la tranquillité sur le territoire de sa commune.

Le Schéma Départemental de Gestion Cynégétique organise la chasse, établit un état des lieux et des espèces, précise les données réglementaires et les bonnes pratiques de la chasse et de la sécurité.

La chasse est attribuée par bail en adjudication. Les recettes de la location de la chasse sont en général abandonnées à la commune. Un seul lot a été constitué après réunion des 2 lots existants et modification des périmètres, afin de tenir compte des évolutions, essentiellement d’urbanisme.

Dans la pratique de la chasse plusieurs points peuvent générer des conflits :

  • L’établissement des plans de chasse et l’agrainage

  • L’exploitation forestière

  • La cohabitation avec les autres utilisateurs de la forêt, les promeneurs, les VTT, cavaliers, etc …

Les chasseurs reprochent à l’ONF des plans de chasse trop élevés, qui seraient justifiés par les dégâts causés à la forêt par le grand gibier, essentiellement les cerfs, mais également les chevreuils et les daims. Enfin, les chasseurs sont constamment incités à réduire la population de sangliers, avec des résultats qui sont assez loin des attentes …

Fin 2019, une convention dite d’agrainage a été signée entre l’ONF, les chasseurs et la commune. Les poste d’agrainage sont limités en nombre, et interdits dans les zones protégées et Natura 2000. Quant à l’agrainage en ligne, il fait également l’objet d’un plan intégré à la convention.

A Urmatt, la chasse représente une recette non négligeable de 25 000 €. Les contraintes subies par les chasseurs risquent d’entraîner une baisse des offres de prix lors de l’adjudication du prochain renouvellement des baux. La surexploitation nécessaire actuelle de la forêt (causée par la sécheresse et les attaques de scolytes), risque de se prolonger les prochaines années.

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