Une partie du tournage à La Poste à Urmatt

Pourquoi un tournage en Alsace, et pas dans les Vosges ?

Renault 4, Estafette ou encore Peugeot 204… Autant de véhicules de gendarmerie des années 80 qui ne sont pas passés inaperçus l’an dernier en patrouillant autour de la commune du Hohwald (Bas-Rhin) où s’est tournée une partie de la série de TF1. Autour du metteur en scène, Christophe Lamotte, les équipes de la société Cheyenne Fédération, soit près de 50 techniciens, ont dressé leur camp de base à Strasbourg en février 2020. Il n’était pas envisageable de réaliser la série sur les lieux du crime dans les Vosges. Le tournage du documentaire de Netflix y a ravivé de mauvais souvenirs que la population souhaite oublier.

Démarrée le 23 février, la réalisation d’Une Affaire française a été brutalement interrompue par la pandémie de Covid-19 le 13 mars 2020. Ce n’est qu’après le déconfinement, le 23 juin, que les équipes se sont remises au travail dans un contexte sanitaire particulier. Il a fallu tout repenser en respectant des protocoles très stricts, former en catastrophe des personnes référentes Covid… De quoi gonfler encore le budget déjà conséquent pour cette série prestige de la Une, qui s’élève en définitive à neuf millions d’euros – pour 2,8 millions d’euros de retombées dans la région Grand Est.

Soutenue par la Région ainsi que l’Eurométropole de Strasbourg, la série aux six épisodes a aussi été tournée à l’ancien commissariat de Sélestat, à Haguenau (pour les séquences du tribunal), à Mulhbach, Obernai, Urmatt, Sundhouse. Soit 67 jours de tournage, quand la durée moyenne n’est que de 20 jours. Ce qui a donné lieu à l’embauche de 112 techniciens, 54 comédiens et 813 figurants. Et même celle d’un chien du Hohwald, Blecki, appartenant au propriétaire de la maison choisie comme décor de la scène d’homicide de Bernard Laroche.

(DNA-20.09.2021)

Catégories : CultureHistoire

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